LIEUX :
Centrale d’Atikokan d'OPG, Atikokan (ou centrale de Thunder Bay) (Ontario)
Bureaux de MGM Electric, Thunder Bay (Ontario)
PERSONNES INTERVIEWÉES :
Ed Fukushima – MGM Electric
Jane Todd ou Chris Young – représentant d’Ontario Power Generation (OPG)
Le film examinera les possibilités d’utiliser la biomasse pour produire de l’électricité. Beaucoup d’entreprises cherchent actuellement des moyens d’utiliser la biomasse forestière pour créer une charge d’alimentation pour les générateurs d’électricité. Le film mettra l’accent sur MGM Electric et sur ses plans pour Atikokan (Ontario).
OPG a annoncé son intention de fermer ses trois centrales au charbon d’ici 2014. Deux de ces centrales sont situées dans le Nord-Ouest de l’Ontario, l’une à Atikokan et l’autre à Thunder Bay. La troisième est celle de Nanticoke dans le comté de Haldimand qu’OPG envisage de convertir à la biomasse également.
Une solution a consisté à utiliser des granulés de bois comme charge d’alimentation dans ces centrales. Les essais préliminaires ont été positifs et les installations existantes ont nécessité peu d’adaptations. OPG aura besoin de 2 millions de tonnes de biomasse comme charge d’alimentation par année.
Ed Fukushima et ses associés sont propriétaires d’un groupe d’entreprises de Thunder Bay dont MGM Electric, Mahan Electric et Automation Now. Ils possèdent une entreprise distincte à Park Falls (Wisconsin) aux États-Unis qui s’appelle Renewable Densified Fuels, et qui fabrique des granulés à partir de tombées de sciage. Ils travaillent à plusieurs projets qui créeront une réserve de biocombustibles pour le Nord-Ouest de l’Ontario, notamment la conversion de l’ancienne usine Fibratech, une usine de fabrication de panneaux OSB, qui a été mise sous séquestre en 2007.
À l’origine, les fournisseurs voulaient utiliser des déchets de bois, comme des rémanents ou les produits de l’écorçage des industries du bois d’œuvre et des pâtes et papiers. Cependant, le déclin de celles-ci a fait baisser la quantité de débris, et on ignorait d’ailleurs le coût exact de l’extraction, du traitement et de l’utilisation de ces débris. En outre, la recherche sur la granulation du bois a démontré qu’il était préférable d’utiliser du bois rond de haute qualité plutôt que des débris. Il fallait aussi déterminer s’il y avait même assez de biomasse de bois disponible pour alimenter la centrale de 230 mégawatts d’Atikokan. OPG a commandé une étude pour le savoir.
Cette idée a soulevé la controverse puisque beaucoup, dont de nombreux universitaires, croyaient qu’elle se solderait par une perte de ressources précieuses que rendait disponibles le processus de réforme de la tenure en Ontario. Les opposants au projet jugeaient en effet que ce bois devait servir à stimuler la reprise de l’industrie du bois d’œuvre et fournirait la matière nécessaire pour l’économie à valeur ajoutée en émergence.
Cependant, la production de biomasse est encore possible, en particulier si elle se fait de façon durable, et il faudra prendre des mesures pour répondre aux besoins en électricité que la fermeture de ces centrales créera. En outre, OPG s’appuie sur la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques pour définir la biomasse renouvelable. La combustion de la biomasse renouvelable produit certes des gaz à effet de serre, mais elle est jugée moins dommageable pour l’environnement que la combustion du charbon parce qu’il n’y a pas d’émissions de carbone en amont et que le procédé prévoit le confinement des émissions grâce à un cycle en boucle fermée.